Raid Landais 2019

Raid Landais 2019

Cela faisait un certain temps que nous projetions de faire équipe Ben, Simon, François, et moi même.

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La date était prise pour le Raid Landais 2019 au départ de Castets et pour arriver à Lit-et-Mixte avec à l’assistance, Jean Claude, le papa de Benoît. 

Nous démarrons en poursuite avec 16 minutes de décalage sur la première équipe pour un Run and Bike orientation de 11km. Nous réalisons l’épreuve en 42 minutes.

Nous partons pour sur le VTT orientation de 35 km entrecoupé par une épreuve de sarbacane en stop temps.

Nous suivons Simon qui se charge d’orienter en imprimant un rythme soutenu tout en faisant les bons choix sur les chemins sablonneux des Landes. 

Nous revenons sur plusieurs équipes, mais en dépassant un concurrent en difficulté sur le sable, François casse sa chaîne incassable.. Un maillon rapide pas si rapidement réparé que ça, nous fait repartir avec près de 10 minutes de pose. Quelques équipes nous dépassent, nous repartons et François n’est pas très serein. Cela lui rappelle un mauvais souvenir pas si lointain.. Et rebelote 3 kilomètres plus tard, de nouveau la chaîne de François. Un maillon de 10 à la place d’un 12 nous fait stopper encore près de 10 minutes.

Le moral est un peu dans les chaussettes, mais la motivation reste au beau fixe. François appréhende chaque coup de pédale mais s’en sort comme un chef.

Nous arrivons au premier ravito, et nous nous mettons dans la longue file d’attente pour lancer nos fléchettes et repenser à nos péripéties encore trop fraîches dans nos têtes.

Mais le Raid est encore long, et l’équipe garde le moral au départ de la seconde partie du VTT. 

Une petite hésitation dans l’itinéraire et une crevaison réparée en quelques minutes nous amènent  à retrouver Jean Claude à la transition pour pour le canoë avec 1H30 de retard sur les premiers. Nous relativisons ceci avec le départ différé, et le long temps de pose à l’épreuve d’adresse non décompté. 

Nous réalisons les 7 km de canoé technique en 55 minutes pour ensuite enfiler les pieds mouillés dans nos rollers pour 7 km. Simon y laissera un coude mais pour sa deuxième expérience en la matière c’est une réussite, et surtout ça aurait pu être pire!! (il n’ y a pas de vidéo désolé..)

Nous troquons nos rollers pour nos baskets et nous nous engageons pour 7 km de costering à marrée montante. Simon en grande forme sort la laisse et fait surfer François à près de 14 km, Ben me donne le rythme de mon côté.

La dernière CO est décisive car nous savons qu’avec des bons choix sur la course au score de 90 minutes, noussavons que tout est encore possible.

Ben prend la carte et ne fera aucune erreur. Pour François et moi c’est un peu dur mais on sent que l’arrivée est proche, on s’accroche !

Le dernier doigt dans le dernier boîtier et c’est l’heure de la douche bien méritée!

Un grand merci à Ben, Simon, François d’avoir partagé le moment. Mention spéciale à Jean Claude qui aura fait mieux que nous à l’épreuve de la sarbacane (l’expérience sans doute!), et un grand merci aussi à toute l’équipe organisatrice du raid Landais qui nous aura encore un fois bien régalé pendant cette belle journée ensoleillée.

Adventure race Croatia : manche de coupe du monde de raid

Adventure race Croatia : manche de coupe du monde de raid

Acte 1 : la course

Ça y est, on est en place ce mardi matin sur l’île de PAG pour ce départ à 9h.

Objectifs : plaisir, dépassement de soi, une aventure à 4 comme on les aime.

Petit rappel des quelques semaines qui sont passées avant cette manche en Croatie : de la prépa matos (ça, on connaît ), du ziplocage de bouffe (ça, on en amène trop comme d’hab!!), de la prépa physique (un petit tour à The Race en Corrèze pour habituer l’équipe à fonctionner ensemble. En mm temps, on tanne le directeur de course pour lui faire comprendre que la Corrèze, ça mériterait mieux que 3 jours avec stop… jdiscajdisrien….)

Bref, tout a roulé avant cette course en Croatie : trop bien peut être… (on laissera de côté une roue carbone à réparer juste avant le départ).Simon est en grande forme et va nous sortir de l’orientation de feu en VTT et à pied, Seb est en chaleur (déjà) mais aura la responsabilité de l’orient en VTT avec le Sim’s. Fred devra veiller sur ses ouailles pour ne pas qu’ils s’emballent comme des gros blaireaux dès qu’ils vont se sentir on fire avec la carte!!! Et moi, je vais jongler entre la carte à pied (juju remplace georgiou), regarder la vitesse de progression de l’équipe, décider de qd et où on dort et surtout leur carotter un peu de sommeil en douce sans qu’ils s’en rendent compte. Nos rôles sont bien répartis dans l’équipe. Simon s’est intégré parfaitement et peut à tout moment nous désintégrer s’il met la plaque en VTT…

Ah oui ! Avant de vous raconter la course, faut juste faire les présentations du contexte local: franchement la Croatie c’est surfait ! Le lieu où on loge : y a mm pas de lumière, ni d’eau : ça craint pour recharger les batteries et remplir les kamel….Si vous voulez savoir où on loge, vous n’avez qu’à regarder les Bronzés qd Lhermitte était encore gaulé comme un BG…

Alors la course : on part en plein cagnard pour 32 bornes de Kayak : temps prévu 6 h on en mettra 5 h (départ rapide), je me cale dans le sillage du bateau absolu : on galère un peu avec Fred pour rester au contact de Simon et Seb . Arrivés à l’AT, on voit les premiers partir : Raid aventure, Naturex… bref, on est au contact et on a fait un bon kayak. Transition rapide mais pas trop non plus et on repart en trek.

40 bornes qu’il fait ce trek, va falloir être précis dans l’orient et trouver la via, le rappel et quelques balises parsemées sur les sommets environnants : on démarre avec 1000 + direct. Tout de suite j’ai chaud, trop, je file mon sac à Fred le temps d’enlever mon haut et rester en dossard. On arrive à la balise 3 : on recharge en eau. Je vois mon Seb qui sort d’un four thermostat 190°. Put…il a un coup de chaud et je l’ai pas vu. Vite bidon + adiaril, tu bois, tu bois et on ralentit le tempo pour éviter le feu d’artifice. La nuit va tomber après le rappel de 50 m cela devrait aller. Je surveille Seb pendant que Simon oriente. Il vomit de temps en temps, n’arrive pas à s’alimenter ni boire. On arrive sur la balise 7 : un sommet engagé où on peut mettre les baudars et longes pour la sécu. On passe sans rien pendant que les Suédois devant s’équipent .Seb va mal, les descentes le fracassent, on tourne au ralenti mais on progresse et c’est juste ce qui compte. Je décide d’un stop dodo de 15 min car Seb en a besoin. On repart et il se vide encore une fois. On arrive sur la piste (bon choix d’orient), on déroule pendant 3 bornes pour attaquer la dernière remontée et la longue descente jusqu’à l’AT. Je prends le sac de Seb et le met à la laisse pour qu’il puisse somnoler tranquille en marchant. On arrive à l’AT : on décide de faire dormir notre équipier qui en chie depuis bientôt 10h . Fred va dormir aussi, on mange avec Simon et après avoir monté le VTT de Seb, on se cale 45 min par terre pour tenter de fermer les yeux. Au réveil, Seb mange (ouf!!!), il a l’air un peu mieux.

On repart pour 62 kil de VTT : une boulette qui nous coûte 30 min d’entrée puis c’est roulant pendant 20 bornes, on retrouve les copains de DNS 74, ça fait du bien de rouler entre frenchies. On attaque la zone de mines avec un col à monter en plein zef. C’est long, il fait chaud. Seb replonge, il est mal, il revomit. Simon le tractera les 9 derniers kil. (Il en faisait presque 20 ce col) une boucherie !!!. Arrivés en haut, faut descendre, on n’avance pas vite : stop dodo 5 min en plein cagnard (le meilleur des dodos pour moi). Seb est livide, c’est un calvaire pour lui ce début de raid : ça fait maintenant presque 20h qu’il ne s’alimente pas, rien ne reste. Il faut se rendre à l’évidence quelques kms avant l’AT, on ne va pas pouvoir continuer tous les 4. On arrive et la décision est prise : c’est mieux pour lui, c’est dommage pour l’équipe mais l’important, c’est la santé de notre pote.

Acte 2 : re-départ

Coup de fil à Fab : la larme à l’œil, je lui explique la situation. Elle doit prévenir les autres. Put…les boules mais c’est le sport…

On repart avec Laure une fille qui a abandonné avec l’équipe italienne. On est surmotivé avec Simon et Fred pour faire la totalité du parcours: on a la chance d’être ici donc à nous d’en profiter et le parcours est pour l’instant somptueux.

Le trek de 25 kil est annoncé technique encore (comme tous les treks sur cette course). On perd presque 3 heures sur un poste à chercher un chemin qui n’existe pas. Notre nouvelle coéquipière est sympa mais notre vitesse de progression n’est pas rapide. Je l’aide tant que je peux à la laisse. Elle n’a pas dormi avec les italiens donc on stoppe 15 min pour qu’elle se refasse la cerise au bord de la route. On met presque 10 h pour faire ce trek. On en est certain maintenant, ça va être impossible de passer les barrages horaires à cette vitesse là. On décide de dormir 2 H avant le kayak. 

Kayak : 20 bornes au milieu des chiens perdus qui nagent à côté de nous pour monter dans le bateau. Une arrivée qui bastonne un peu dans la presque île et on se pose à l’AT. On repart sur 15 bornes de trek: on donne la carte à Fred (c’est le moment autant en profiter pour elle). Elle est heureuse comme tout, Simon surveille et confirme ses choix et moi, je tracte Laure pour avancer le plus vite possible derrière mes coéquipiers qui fourmillent des guiboles. Orientation parfaite et on arrive au parc VTT pour le long VTT de 73 km. Il est 12h en ce jeudi après midi et on s’engage sur ce vtt. On sait qu’on va passer le barrage horaire en milieu de VTT mais on va prendre short course qd mm pour rejoindre Knin et son château fortifié afin  de ménager notre équipière franco -italienne. On pense bâcher la course à Knin car notre vitesse est beaucoup trop lente maintenant et on souhaite retrouver Seb qui se la coule douce à Gualasouinda. 

Co dans le château de 4 km avec Absolu qui est remonté à la 5eme  place puis après notre abandon officiel, on décide d’aller manger une mastoc pizza dans un resto avec quelques binouzes en guise de somnifère….

On dormira dans l’AT . Je vais me réveiller deux fois dans la nuit pour sentir l’ambiance de cet AT avec les bénévoles, voir aussi les copains qui sont encore en course, je suis un peu comme dans un autre monde : nostalgique de notre équipe de départ, ça me travaille aux tripes cet abandon, mais ainsi va la vie. 

Acte 3 : retour gastronomique

Le matin à l’AT, l’orga a un pb pour nous ramener au club Med de Pakostane lieu de l’arrivée. Ni une, ni 2,  on leur explique qu’on rentre en VTT, qu’on se débrouille. Laure rentre elle en voiture. Sans caisse de bouffe mais avec la CB de Seb on va bien arriver à s’alimenter sur les chemins. On trace un parcours d’une centaine de KM pour rentrer en faisant un puzzle avec les cartes du raid. On se retrouve tous les 3, les jambes en feu, on va pour voir se mettre des péter dans toutes les côtes. Après 1h et sans petit dej on croise une vigne qui nous appelle : branlée de raisins: le jus nous coule le long des joues, on est crado mais sucré!!!on rigole tellement que ça fait du bien ce moment à 3: sans gps, sans tracking, sans pression. On est au milieu de la Croatie et on se fait un VTT off road qui sent bon la sortie de débilos…. On a le bide rempli, on repart à mac 12 et dans un petit village, dérapage contrôlé devant une superette. Ce coup -ci on défonce la carte bleue de Seb avec des croissants chocos et spécialités croates + eau fraîche et sodas (on n’avait déjà plus d’eau dans nos bidons…). On roule à bloc sur des chemins en ligne droite, on saute de cailloux en cailloux, c’est le bonheur cette journée. Arrêt à Skradin pour se faire un petit resto et remplir les bidons. Coup de fil à Seb: “prépare les binouzes , atterrissage vers 16h à la plage”. Pas de dessert pour Fred et moi, Simon s’enquille un gâteau à la noisette. Après 10 km re-déboitage d’une vigne: plus un raisin dans le rang après notre départ on est repu. On rattrape Naturex qui est au milieu du vtt de 55kms on discute un peu : la miss Audrey a l’air en forme mais leur vitesse est au ralenti (le manque de sommeil sûrement). 

Pour nous on a le raisin qui descend directement dans les guiboles comme dirait Fred alors on bourrine dans la descente, on se met le compte dans les montées et on roule sur la plaque sur le plat. C’est trop cool cette virée. On hésite à un moment avec Simon de faire le mariage, croisé dans un village au milieu de nulle part: les hommes sont à la bière complètement pétés en milieu d’aprem et les filles sont dans des robes moulantes où l’on voit distinctement que les dessous ne font pas partie du matos obligatoire (un moment complètement hallucinant au milieu de la pampa croate…) On arrive enfin à Pakostane pour retrouver Seb: il est là, mieux que quand on l’a laissé il y a 48h. C’est cool. On s’occupe des affaires et on file à la plage.

Le soir c’est bière en regardant les équipes arriver, franchir cette put…de magnifique arche.  On finit le séjour en débriefant entre nous, notre équipe, cette bande de copains qui n’avait pas encore été confronté à cela : l’abandon…

C’est dur mais on a la chance d’être avant tout des potes. On reviendra c’est sûr !! Car l’envie est trop grande, notre équipe est jeune  et on aura appris beaucoup sur cette manche.

Soirée de clôture avec les autres équipes frenchies, on discute du calendrier…l’envie est là intacte, la boule dans le ventre va s’estomper on le sait…Il faut maintenant regarder vers 2020…

Un grand merci à nos familles respectives (qui acceptent les heures d’entraînements, les absences, « les vacances sportives », les apéro mojito sans alcool, les sacrifices financiers, bref qui nous soutiennent à donf), merci aussi aux copains restés scotchés derrière leur écran, merci à nos partenaires (Garage Fernandez, Dalle express, Sylvie Dabon expertise, Sport Aventure) qui nous aident et partagent notre envie d’aventure. Et enfin merci à toi Fab de pouvoir me laisser partir une fois par an avec les copains vivre une aventure hors norme pendant que tu réalises toi aussi le raid non stop « gestion de la tribu »….

 

Trail des 3 pics

Trail des 3 pics

En ce milieu d’été, Fab et Julien sont allés faire le trail des 3 pics à Arbas: au menu 58 km et 3800 m de D+.
Une belle balade dans les contreforts ariégeois pour nos deux princes. Une journée magnifique en montagne avec un départ à 5h30 du matin sous une chaleur énorme.
Les montées s’enchaînent bien pour atteindre le sommet principal : le pic de la calabasse au 28ème km. S’en suit une longue descente vers Saint Lary et une remontée sur le pic de Cornudère. Après 13h15 d’efforts les voilà revenus à Arbas pour la bière d’arrivée. Super moments partagés à deux .

Itera : coupe du monde de raid en Ecosse

Voici le Compte rendu, surement trop long, de notre périple écossais. J’ai beau dire qu’un raid ca ne se lit pas, ca se vit… ca permet de laisser une trace pour plus tard!
Cette fois-ci pas de photos de 4 héros, mais des paysages traversés que nous avons explorés de nuit, au levé du jour ou en pleine journée:

CR ITERA 2019

« Ce que j’ai appris des arws, c’est que quand tu crois que tu es le plus au fond, peux y avoir encore pire » Gloria

C’est vrai que le raid n’a pas commencé sous les meilleurs auspices. Bloqués 41 heures a Amsterdam, on rate le briefing, et toute la cérémonie d’ouverture du raid.
Vendredi 19h, on pose les pieds à Amsterdam. Quelques minutes pour atteindre le transit et on rejoint Gloria… enfin… en vrai !
Bonne ambiance, discussion autour du raid et puis embarquement… jusqu’à ce que l’on apprenne que le vol est annulé. Pas trop d’info pour savoir quand on va pouvoir repartir, demain ??? Surlendemain ?? Aberdeen ?? Inverness ?? Pas de stress mais on sent que pour entamer le raid, ca ne sera pas optimum. Finalement le couperet tombe, Gloria partira le lendemain pour Aberdeen, nous, nous restons bloqués à Amsterdam jusqu’au dimanche après midi (départ de la course lundi matin).
Heureusement internet existe et les réseaux sociaux fonctionnent plein badin. Pendant que le briefing a lieu, les jeunes d’Adeorun nous balancent les cartes, on récupère celles du live (incroyable, les postes sont déjà dispos) et on trace sur les téléphones et la tablette de Cédric.
Balade en ville, quartier rouge, buffet à volonté à l’hôtel, perso la pression monte !

Arrivés à Inverness, et après un peu de tétris pour faire rentrer les caisses à vélo dans le taxi, et nous voilà rejoindre Gloria à l’auberge de jeunesse. L’orga nous rassure en nous disant que nous avons le temps de rendre les caisses et les 7 sacs à préparer pour les différents AT….mais avant 20h tout de même !
C’est parti pour tout déballer, tout re-ranger. Pas vraiment le temps de penser aux transitions, on pense surtout à anticiper la bouffe et ne rien oublier par rapport au roadbook ! Comment partir pour le 1er trail et le 1er canoé ??? On ne veut pas sacrifier trop de vêtement… le temps parait menaçant. Ca y est, on est dans le raid ! ! !
Une fois les sacs et les caisses de VTT rendus (pliés en 3h contre 36h pour les autres équipes), il va falloir penser à tracer, et plastifier les cartes… un chantier ! Il est déjà 20h, on n’a pas mangé depuis le matin, et nous avons 2 jeux de 11 cartes.
Cédric part acheter des victuailles pour le matin, on trace avec Niko et Gloria. Eoghan Carton, un concurrent irlandais nous prête sa plastifieuse et tout ce qu’il faut de pochettes pour plastifier, il nous propose également des sandwichs qu’ils n’ont pas mangés… Trop cool !!!!! La solidarité des raideurs dans les moments difficles.
Couchés minuit, levés 5h45 pour le départ en bus pour le lieu du départ. 2h de transport en longeant la côte. Encore 30’ avant le départ du château tout aussi écossais que son propriétaire, en Kilt, qui lance la course d’un coup de fusil.

Spéciale 0
Rien à dire de particulier, un trail de 5km qui nous fait passer dans les balades locales entre singles et torrents, pour finir le long de la côte, entre les hautes herbes d’où nous distinguons l’AT1 et les embarcations.

Spéciale 1
On doit arriver dans les 15, la transition est moyenne, pas vraiment eu le temps de préparer la veille. On cherche un peu le matos, puis c’est parti pour 20km. On longe la côte. Le vent a tendance à nous faire dévier mais le cap est bon. Le rythme est correct car on rattrape 4 ou 5 équipes. Une petite distance s’est établie entre Céd’ / Gloria et Niko et moi, mais nous accostons avec quelques minutes de différence. La transition est là aussi un peu longue. Des équipes partent avant nous alors qu’elles étaient derrières à la fin du canoë. 4h02 avec la transition pour se débarrasser des affaires de canoë, enfiler celles de vélo et remonter les VTT.

Spéciale 2
Le choix de dernier moment proposé par Cédric sera celui que l’on prendra. On fait le tour de la première bute. Plus de kilomètres mais pas de ligne pour entamer notre premier rendez vous avec le VTT en terre écossaise. Un peu de route puis très rapidement du sentier qui se transforme en single pour finir en … rien ! plus de trace, plus moyen de rouler réellement… grhhh !!! du débardage, des marais et de la tourbe. Notre progression est ralentie mais on sort de là après une heure de galère.
Le chemin forestier est maintenant meilleur… la suite nous prouvera que non ! C’est reparti pour du chemin peu roulant. De la boue, du portage, des flaques de 10m de long ! Tout le monde est bien là, ca gaze mais, au fond, l’inquiétude des 110kms est là, du barrage horaire. Le premier poste est atteint au bout de 2h54 de course ! Yeah !!!!
Une petite cabriole au fond d’un fossé avant de sortir de cette partie délicate du parcours. On croise Rob Howard, puis chemin forestier qui nous permet de traverser la campagne marécageuse de l’Ecosse. La seconde partie est plus roulante, sans de grande montée mais des faux plat montant, bordée de forêts de pins et de coupes, où les marais ont remplacé la forêt. Toute le monde suit, le rythme de l’équipe est homogène.
Histoire de renforcer la réputation chevaleresque des princes noirs, une petite altercation avec un autochtone, qui semble t-il, trouvait que l’on n’avançait pas assez vite. Descente de sa voiture, bon on ne va pas se battre pendant un raid…?! Plates excuses, sans vraiment savoir de quoi il faut s’excuser.
Après un long périple, la décision est prise on garde la gore tex. Les sessions pluie, il fait beau s’enchainent.
Arrivés de nuit à l’AT3, c’est parti pour mettre la néoprène et les affaires de canoë. La spéciale tant redoutée est devant nous !

Spéciale 3 :
Là aussi la transition est un peu longue. Beaucoup de questions sur la spéciale à venir, les vélos à ranger, faut manger car on part potentiellement pour 20h (…au moins !!!) et il y a un trail au cours de cette spéciale. Pour rajouter à la difficulté, il y a un changement de règlement !
Un peu de marche pour rejoindre les embarcations, puis c’est parti, de nuit, juste incroyable, sur un loch. Les sensations sont magnifiques. On éteint les lumières pour se laisser guider par les ombres des montagnes. Quelle chance de vivre un moment comme cela. Ca transcende la course, juste unique !
On rame un peu à l’aveugle, de nuit, au 1/50000, difficile de savoir où il va falloir s’arrêter pour attaquer un somment en bord de rivière qui unit les différents lochs. On finit par accoster… pas assez loin ! Changement de tenue pour gravir les 600D+ annoncés : Le Sulliven. Une petite galère de 20 min pour attaquer le chemin. Les frontales des autres équipes nous guident. On croise Ligéraid et Adéorun qui descendent qui nous préviennent que les conditions sont dantesques en haut. Il y a un brouillard à rien n’y voir et le vent est très violent. La montée est sèche, droit dans la pente (comme j’aime comme dirait certain !). On monte sans voir où cela s’arrête tant la nuit est noire et le brouillard s’épaissit. 4h30 pour l’aller retour, pour une balise exposée au vent puissant qui nous déséquilibre (13ème temps). Attention pas de faux-pas, ce serait le dernier… ca donne le ton de l’aventure. L’organisation nous avait dit que nous étions responsables de notre sécurité ! On commence à comprendre pourquoi ! Attention danger ! 600m brutes de vide se présente à nous de chaque côté du chemin.
Retour sur notre bateau pour la partie déménagement du raid. Heureusement les bretons font partie de l’équipe. Un grand respect pour Niko et Ced’ sur cette partie du raid. Le percheron n’aura jamais aussi bien porté son nom. Sangles attachées au torse, voila que ca tire, ca porte les canoës de loch en loch. Jamais je n’aurai pu croire que l’on passerait les rochers, les canyons, traverser les ruisseaux. Gloria et moi portons les sacs étanches, les pagaies et aidons sur le tractage.
Un long portage de 3 ou 4km sur la route nous amène à la balise grâce au trolley. On embarque sur une crique toute bretonne. Le tracé du canoë a été modifié pour être rallongé. Les conditions météo ne sont pas bonnes et nous obligent jusqu’à la fin de la spéciale à rester à 150m du bord. On comprend pourquoi. Cette fois c’est en mer, vent de face, houle de ¾. On rattrape 2 équipes dont les jeunes d’Adoérun. Les creux grandissent, on a l’impression d’être inefficace sur la rame. Le dernier kilomètre pour atteindre la plage est interminable, proche d’une heure, pour atteindre encore une nouvelle partie de portage, d’abord au milieu des marécages, puis après un bon céréal-bio, sur la route. Ca se passe plutôt pas mal avec Gloria, on avance bien, mais nos 2 déménageurs bretons sont souvent derrière… que ce passe t-il ? Après les ¾ du parcours, ils se rendent compte qu’ils ont explosé la roue du trolley !!! Rien de grave on répartit les forces et on finit ce portage !
Sur la plage, je suis inquiet parce les conditions météo sont pires. Le responsable de l’orga nous attend. Il nous dit que cela va être dur, mais que ca passe et qu’au moins 6h de rame nous attendent. Gloria ne lui laisse aucun doute sur nos intentions… en avant ou Som-hi (catalan). Je pars en râlant dans ma barbe, on va galérer, ca ne passera jamais ! On doit longer la côte, prendre la houle de profil, les creux grandissent, c’est de plus en plus compliqué. Après 2h de rame à progresser difficilement (2 ou 3km/h) une navette arrive à notre rencontre, et nous demande de débarquer. Les conditions ne sont plus acceptables et les autres équipes sont à l’arrêt tant le vent et la houle sont forts. Soulagement, je pense que l’on y serait encore !
Naufragés, on fait sécher nos affaires et nous rassemblons les affaires de canoë pour préparer la future transition. Un bus vient récupérer toutes les équipes qui sont comme nous autour de la baie infranchissable. Le temps s’arrête… on dort dans le bus. Un gros morceau nous attend encore… 65Km de trek ! On a raté le canyonning… dur !

Spéciale 4 :
La transition est dans une sorte de hangar, on se réveille du bus, on mange, on repart là encore dans une nuit noire pour attaquer l’ascension d’AnTeallack. Prendre 1000 D+ le long d’un ruisseau en ne s’aidant que des ombres des montagnes comme repères et des frontales dispersées des concurrents. Les distances sont écrasées et l’enchainement des barrières rocheuses est difficile à cerner. Pas de chemin que du hors sentier. Finalement on attaque un peu à contrario des autres équipes. Une belle ligne droite dans une pente aigue pour atteindre un plateau. J’oriente, j’ai la pression d’avoir fait une connerie, j’accélère pour me rassurer d’être sur le bon chemin. Finalement des équipes parties avant nous nous rejoignent. On aura pris des lignes mais gagné un peu de temps ! Le vent sur les hauteurs est surprenant de force, veste et pantalon Gore tex obligatoires.
Vient l’ascension dans un pierrier sans fin pour atteindre le somment. Au pris d’un bel effort on atteint la balise. Niko mène la danse dans la nuit noire et un vent qui ne cesse de m’inquiéter tant les crêtes sont acérées. Là aussi pas de faux pas… pas de kern, pas symbole… pas vraiment de trace ! Quelques hésitations sur le chemin à prendre et sur la sécurité du parcours. On doit mettre les mains, passer de travers en pas chassé, le vide derrière nous… c’est chaud avec ce vent violent. Le passage sur la carte est obligatoire, on est en haut des crêtes, il faut longer le cirque pour pouvoir redescendre sur l’arrondi de la montagne. Un soleil rose se lève, grandiose. La vallée face à nous est digne de l’imaginaire scandinave. Des vallées arrondie et encaissée, mélange de gris et de vert, surplombées de barrière rocheuses… Wahou !!! on sait pourquoi on est là.
Une pause sommeil et repas avec les midges le long de la rivière. La question de la balise optionnelle se pose. On est en short course depuis le canoë précédent, mais il faut gagner du temps. Tout le monde n’est pas engagé dans l’ascension du prochain poste. Heureusement 2 solutions d’attaque se posent à nous, dont une qui nous conduirait plus rapidement au prochain AT. Si l’ascension parait possible, on l’attaquera par là sinon tant pis ! La marche est en fond de cette vallée arrondie. On accélère le pas. Faut gagner un peu de temps !
L’attaque est possible, les lignes sont plus espacées, la solution est bonne ! là encore c’est sans trace, que du off road. Je tracte Gloria sur l’ascension. Je crois que l’on ne regrettera pas notre détour et l’énergie dépensée. Perchée sur une crête, sur le Beinn Tarsuinn’, la balise est positionnée sur « un terrain de tennis ». Un ponton accroché à une crête presque horizontale qui domine 2 vallées de toute beauté. Face à nous 630m de vide à quasi 360°. Photo, sourire, heureux d’être là !
S’en suit une descente interminable de 10 à 12km, d’abord dans un canyon, puis en fond de vallée sur un sentier dans les fougères… le truc chiant pour finir une spéciale !

Spéciale 5 :
Le VTT nous attend. L’organisation nous prévient que nous ne pouvons pas aller prendre les postes optionnels. La trace nous est imposée. Maintenant faut avancer. Surprise de l’organisation, une pause de 20 minutes est obligatoire dans la tente pour toutes les équipes.. ???!!! mais pourquoi donc ??? On décide de tout préparer pour pouvoir enchainer une fois les 20mins atteintes. Il pleut dru dehors, un temps irland… heu écossais ! Les VTT sont montés, les sacs prêts, la tente nous attend. Gloria rentre en 1er, puis moi… déjà la tente parait bien remplie… Cédric se hisse à l’intérieur toujours en évitant de faire rentrer les midges qui sont déjà bien nombreux dans l’habitacle… mais il manque encore niko… fou rire, Niko ne peut pas rentrer, laisse l’ouverture aux midges… ca y est la totalité des midges de l’Ecosse est dans la tente. On est sur la tranche, moi au bord qui prend la pluie, Niko retient sa respiration pour ne pas faire éclater la tente…
On est en début de soirée et le ciel est noir, ca sent la pluie… progression lente mais sûr, une fausse route, une crevaison, puis la nuit noire ! Une longue ascension, Niko tracte Gloria, la montée est sans fin avec une pluie battante qui nous empêche d’y voir quoique ce soit. On bascule pour entamer la descente mais la pluie redouble. On a froid. La décision tombe, on s’arrête à une maison. Marteen nous ouvre, un peu surpris de voir 4 personnes trempées dehors, à 23h. Il nous ouvre son garage, nous offre des matelas gonflables, des duvets, du thé et du café et quelques gâteaux au réveil… trop bon !!!
2h de sommeil… la pluie a diminué, la progression est sur route vers un col. La montée est ardue, et se transforme en boue, la descente est pour finir chaotique, portage dans une vallée encaissée, rocailleuse et boueuse. On rejoint enfin la route. Cette partie est plus habitée, on longe un loch pour atteindre le château d’Highlander… Encore pas mal de route pour atteindre le prochain AT. Perso j’ai pas mal puisé, je sens la fatigue monter et la perspective du trek à venir m’inquiète. Allez encore 3 spéciales et la ligne d’arrivée… SOM-hI !!!

Spéciale 6 :
Là encore pas le choix, on doit suivre la route la plus rapide, celle de la short course. Un fond de vallée pyrénéen, vers un col. Il fait beau, même chaud. L’ascension se fait à bon pas. Je me mets derrière Gloria. Céd et Niko mène le rythme. Une petite divergence de point de vue pour atteindre le col, un plateau de verdure et de marais pour attaquer directe la descente. On devine les passages de la full course qui passe sur les crêtes perchés 400m plus haut… un joli chantier !!! Les hollandais du team Léopard sont devant nous en point de mire… La descende est là aussi hors sentier, jusqu’à une route. On dépasse les bataves qui sont allés boire une mousse et on attaque les 2 autres cols qui suivent. Mes pieds sont endoloris et les ampoules se font sentir. Céd et Niko orientent, Gloria suit… comme toujours, sans jamais faiblir.
D’abord de la route comme guide pour atteindre le 1er col, puis un passage marécageux pour atteindre le 2ème. Les Hollandais sont revenus, Gloria monte en température, on accélère dans la descente jusqu’à l’AT.

Spéciale 7 :
Un peu de portage, ca manquait, pour commencer le Canoë. Bon là je ne me rappelle plus de tout, pourtant elle a duré longtemps… 2 coups de pagaie et je m’endors. On alterne avec Niko, mais clairement je puise… Le sommeil est salvateur mais à chaque réveil, on est congelé de ne pas avoir pagayé pendant les quelques minutes de repos.
C’est compliqué de savoir où on est. Nous sommes partis de nuit et dans les premiers rapides de la spéciale, nous avons perdu les cartes dans l’eau. Des équipes ont chavirées, nous avons pu passer mais au pris de faire cette spéciale à vue, en mémo ! Après les rapides où je dirige au son des commandes de Niko (droite… gauche…) notre cheminement aboutit sur un loch… un long loch… un très long loch ! On sait qu’il y aura du portage pour éviter des zones dangereuses et pour laisser les bateaux. Nous n’avons pas passé le barrage horaire du rafting, donc nous devons laisser les canoës à l’organisation, faire 5km à pied (équivalent au passage du rafting) puis de nouveau récupérer nos embarcations.
On se transforme cette fois en forestier en débardant les canoës à travers forêt tout en suivant le rivage. Une fois les bateaux donnés à l’organisation, nous partons pour 5km de marche. Le froid est terrible, les combinaisons sont trempées, les thermiques remplis d’eau. Je grelote, malgré la marche, ma vue se trouble pour de temps en temps disparaitre. J’ai un peu un coup de flip, je n’ai jamais eu aussi froid de toute ma vie ! On continue à longer la rive, je crois que mes partenaires n’en mènent pas large non plus, je suis comme dans une bulle ne me préoccupant que de moi. Céd’ ouvre une cabane, la décision est prise, on s’arrête, opération bothy bag… niko reste en combinaison et se met sous l’abri tout comme Gloria, Céd’ me prête 2 couches sèches. 3’ pour me changer et je rejoins les 2 sous l’abri… comment dire ??? Cette odeur … c’est quoi, c’est qui ??? il fait ultra chaud là-dessous, se mélangent les odeurs de transpirations et de combis mouillées ! Une horreur… ! Mais bon je préfère mourir de d’intoxication que de froid. Niko est assis la tête sur les genoux, Gloria contre son dos. On se met dos à dos à 3, Céd préférant la douceur de son bivy !
30 min de récup et on repart réchauffés mais pas fiers ! On récupère les embarcations, faut remettre les combinaisons et tous les textiles mouillées… je suis inquiet à de nouveau être pétri de froid… personne ne parle trop, moment de doute….Com-hi !!!
Nous voilà repartis. Un canal nous dirige vers l’AT. 4 portages pour franchir des écluses nous séparent de la fin de spéciale. Les belges et les hollandais nous dépassent sur le bateau tout en restant à distance. Encore 1h30 de rame pour le dernier AT et la dernière spéciale de VTT.

Spéciale 8 :
Gloria nous l’annonce, c’est clair, on doit arriver avant les équipes belges et hollandaises.
Transition express, Céd’ avait pourtant dit qu’il voulait se poser. Heureusement grâce à ses doigts de fée, il arrive à me remettre la roue (que je n’arriverai plus à enlever par la suite…). C’est reparti, les belges sont 100m devant, les hollandais toujours pas partis ! L’organisation nous impose 50km de route contre les 70 du parcours de la full course. Un gros col s’offre à nous sur la route. Quasi 400d+ en un peu plus de 6km. Le rythme est bon. Gloria qui ménageait ses efforts sur les ascensions vélo est devant avec nous. S’en suit une longue descente, entrecoupée de bosses, ca sent la fin, l’aboutissement d’un long périple… Coup de fatigue sur la fin, je m’entends parler, les 30 dernières minutes sont pénibles, mélange du stress de l’arrivée et de la poursuite des autres équipes.
Arrivés sur Inverness, nous voila chercher l’arche de fin… un petit aller retour sur la route, 2 ou 3 coup de klaxons, peu importe, nous y sommes !!!

On s’embrasse, content d’être arrivés jusque là, d’être passés par ces endroits là, d’être sortis de ces situations ensemble… 542 kms au tracker… Pizza, bière et coca !

La fin de séjour écossais sera une version inverse de notre arrivée : tri du matériel, rangement des vélos, petit tour en ville autour d’une Guiness et d’une session mac do !
Dernier coup de flip, le réveil ne sonne pas, on ne s’en rend compte qu’à 9h10, l’avion décollant à 10h55. Le taxi est parti sans nous… On commande un taco, retétris pour les caisses et les sacs…. Back to France !

Ce raid aventure se sera transformé en Expédition à travers la diversité des terres isolées, hostiles, sauvages et incroyables d’Ecosse. Mélange de paysages pyrénéens, scandinaves, bretons ou d’un tou autre monde ! Rétrospectivement je suis toujours aussi étonné de ce que notre corps et de ce que notre volonté sont prêts à braver pour continuer, pour avancer, marcher, pédaler, pagayer, sans sommeil, et dans le froid.
Merci à mes supers partenaires pour leur clairvoyance et leur sérénité. Merci à Niko déménageur et qui a su donner le rythme de la progression. Merci à Céd, qui je crois n’a jamais douté, pour ses gants lors de l’ascension du An Teallack et les 2 couches salvatrices. Merci à Gloria, autonome dans les AT, fière dans l’effort, presque pro dans ses attitudes, qui ne dit jamais non, et qui a accepté de nous accompagner dans un pays où la moyenne des températures annuelles n’excède pas 8°. Merci pour l’entraide dont nous avons su faire preuve. Merci aux organisateurs car il aura fallu avoir de l’imagination pour avoir le courage de nous faire passer par de tels endroits et de nous faire vivre de telles expériences. Merci à Marteen pour la confiance et l’humanité dont il a fait preuve pour accueillir 4 parfaits inconnus, étrangers, en pleine nuit. Merci aux nombreux messages reçus sur les AT qui réchauffent le cœur, à Ju qui a assuré le live sur FB et qui a rassuré les familles derrière leur écran, ainsi qu’à tout ceux qui nous ont suivi et qui ont participé à l’achat des buffs.
… et maintenant… ben c’est quoi le prochain !?

Raid Granitic 2018

Un samedi en Dordogne pour le raid Granitic ou le retour de fabulous Fab à vous de choisir!!

Perso je choisis les deux versions. Et oui c’est parti pour remettre un dossard avec ma raideuse préférée. Nous voilà donc parti à 5h30 du mat avec le beau cam’s noir, on récupère Dav et Stef qui s’alignent comme nous sur le raid du roc. Les autres princes et la prez préfèrent la jouer sur la version longue du granitic.

Arrivés 1h avant, dépose des vtts, enfilage de gore tex puis on monte dans le bus. On a déjà 15 min d’avance sur nos copains du jour vu que nous partons en 1ère vague et eux en 2ème….A eux de nous rattraper!!!

Stratégie simple : le raid fait 50 bornes, il pleut  des cordes donc on essaie de pas traîner sous les gouttes.  Le menu est copieux pour un 10 novembre: de la co , du vtt couloir, re de la co, re du vtt couloir, du bike and run, de la Co urbaine et du vtt’o.

Première section de CO : 2.5 km tu parles, les GC ils comptent en miles donc on fera 6 km, avec une petite boulette sur un interposte qui nous fait perdre 4 minutes. Pas grave on arrive au parc pour enfourcher les vtt . Seb est là pour nous filer les cartes de VTT couloir. Ca part directement à droite à la sortie du parc, rapide coup d’oeil pour flairer la boulette, je décide de partir le long du lac à gauche. Au bout de 2 km on croise deux équipes en contre sens (les 4è et 5è  sur le coup),  je maintiens le cap sans nous retourner malgré leurs conseils. Fabienne est tranquillement collée derrière moi et suis plutôt facile: mm pas besoin de tracter en ce début de course. 

On arrive au départ de la co forêt en 3ème position. On dépose les VTT et c’est parti pour une jolie ballade dans les bois: objectif : shooter un max de cèpes. Put…c’est farci de champignons mais là c’est pas le moment alors on enchaîne les balises. Azimut et hop l’équipe qui nous suivait est perdue. On croise en fin de section Dav et Stef qui attaque la CO..;le 1/4 d’heure c’est déjà un peu allongé…

On repart en VTT  couloir sans souci, Fab a les grosses cuisses (#tellemèretellefille) . Petit conseil de Vtt iste aguerri : “euh comment dire chérie!!j’espère que t’es pas sur la plaque là?” “ben si!!” “ok change rien t’es une bourrine et j’aime ça mais là va falloir tourner les guiboles alors appuie sur la manette de gauche steuplait!!”

On arrive sur le bike and run , Mika nous propose de choisir le sens de rotation : on décide de faire dans l’ordre. Ca passe assez vite et on peut croiser une équipe mixte (rapide calcul pour mesurer qu’on doit avoir 5 minutes d’avance) faut pas traîner donc!!!

On repart en VTT couloir pour rejoindre la co urbaine. Il pleut depuis le début et l’arrivée en ville est galère, impossible de trouver ce c..de viaduc. Pourtant un viaduc c’est visible!!! Deux équipes nous recollent. On part sur la co urbaine où il y a du report de postes mais avec la pluie plus aucun stylo ne fonctionne donc on va faire du report mémo!!! Solidarité, nous décidons avec les deux autres équipes de faire la co ensemble pour limiter les oublis. Fab est sereine. On court vite. Ca caille de plus en plus mais on sent la fin.

Il reste 14 bornes de vtt’o. Le traçage est facile mais le terrain est technique. Un petit gel à deux bornes de l’arrivée pour ma coéquipière et tout rentre dans l’ordre. On dévale jusqu’à la tente de Seb pour pointer notre arrivée. 

Gla Gla donc on part vite à la douche du côté des filles (l’eau est plus chaude il paraît..)

Lavage de vélos et on attend “tranquille” au chaud nos princes …Ils ont décidé de prendre leur temps les princes. 

Le repas est top, on refait la journée en attendant “tranquille” la remise des prix. 

Bilan une 8ème place au scratch et une victoire en mixte pour Fabulous Fab après deux ans sans mettre un dossard: surtout change rien chérie, l’entraînement ça sert à rien!!!! Une 15ème place pour Stef et Dav.

On ne voit mm pas les autres princes sur le grand raid qui ne sont pas arrivés quand on repart à la maison (et oui faut aller retrouver la tribu)…

Les autres Princes Noirs sur le raid long de 90km étaient bien représentés avec 3 équipes : Clément et Ben font une belle 3ème place. Les premières équipes se tiennent en moins de 20′ sur près de 9h d’efforts.
Puis Ced et Nico 10ème hommes et Simon et Steph terminent 15ème hommes. Enfin, Ellen et Jeff finissent en raid en 26ème position (4ème mixte). Tous les Princes Noirs ont tout donné dans des conditions très difficiles.
Bravo à tous !

Merci au TEAM GC pour cette journée sportive, le raid était vraiment très bien tracé et exigeant. Bénévoles top: changez rien tout était parfait!!!

Nordic Islands Aventure Race : au pays des vikings…..

Nordic Islands Aventure Race : au pays des vikings…..


Dimanche, 11h55, Stockholm, toit du Downtown Center : première contrariété….il était entendu que j’allais checker mes 3 partenaires avant la descente en rappel mais on ne peut accéder aux cordes que un par un.
C’est le fonctionnement de notre équipe, des rôles pour chacun et une confiance absolue dans l’autre pour ce rôle.
J’ai confiance dans les tracés de Ju K, les décisions de Julien Rannou, dans les soins de Fred, ils ont confiance dans mon entretien des vtt et quand je les check dans les cordes.
C’est donc dans les vitres de l’immeuble d’en face que je vois le départ à midi pile, 23 équipiers qui basculent ensemble dans le vide. Quand mon tour arrive je suis dans les derniers, la descente a été laborieuse pour les copains, nous n’avons pas revu (en hauteur !) la technique de rappel imposée et on n’est pas bon.
Au sol, je suis pris en main, Fred enlève mon baudrier, le range, Ju a déjà la carte, on part vite sur la CO dans Stockholm sur une vieille carte historique…pas facile d’interpréter l’ancienne implantation avec toutes les constructions modernes.
Retour rapide au DC, on lâche les casques, on se charge des gilets, des pagaies et des packrafts et on repart en courant….gonflage express, embarquement, petite écluse passée sans encombre.
Nous arrivons sur les arches RedBull, la tête de Fred quand elle comprend qu’il faut sauter dans l’eau : notre machine de guerre, affutée comme un sabre nage super bien mais craint le froid ! on balance tout : bateaux, pagaies, sacs et plouf….ouf l’eau n’est pas froide il faut monter un filet (avec tous le matériel…) replonger, une échelle….fin du jeux avec montée de la piste de ski.
Dans l’euphorie on pose le matériel, aller retour en courant. Craig, l’arbitre, nous attend et nous met un « dernier avertissement » sans frais : on a posé le matos obligatoire, on est quitte pour un second aller retour cette fois ci avec le sac à dos et cette fois ci en marchant !
Dans la suite de la section, je garde en mémoire un long run avec le bateau gonflé sur le dos (et la tête des joggers que l’on croise !) et la traversée d’un marais, de l’eau à la poitrine a tirer les embarcations dans les roseaux, les nénuphars et la boue !
Notre transition est assez rapide, on part couvert sous une petite pluie, le moral est super bon et les fesses bien beurrées : 250km de VTT va falloir être en forme.
On alterne, route, chemin, sentiers….Ju oriente sans aucun accroc, la nuit tombe, la pluie tombe….on s’arrête pour rajouter des couches chaudes et retartiner !
Vers 23h, approche de poste….des lumières au loin ! On tombe sur Paca qui cherche depuis 30’ et trouve quand on arrive, merci pour le cadeau !!! On va repartir et ce sont les petits suisses normands qui arrivent aussi, cadeau aussi.
On repart les trois équipes françaises ensemble, on passe un bras de mer avec un bateau de l’orga, les petits suisses premiers embarqués nous attendent de l’autre côté. Ensuite petit trajet en ferry, le temps de se préparer un lyoph.
Les sentiers pierres et racines sous la pluie sont glissants et quelques passages se font à pied : la fatigue arrive, Julien s’endort….on lui promet une pause de 5’ mais plus loin ! mais toujours plus loin…
Au matin, la pluie a cessé, la fin du VTT est plus dure avec un magnifique chemin côtier assez technique, on pose souvent le pied mais on est en avance sur le timing.
A la fin de la section, vers 14h30, on nous apprend que la section suivante est annulée et qu’il faut qu’on se dépêche si on veut prendre le ferry avec les premières équipes, pour le coup transition super express, démontage des VTT et recharge en bouffe….pas changé j’en suis quitte à me porter mon cuissard pour toute la suite de la course !
Dans le ferry, on se paye un plat chaud et on sieste sur la moquette : la grand luxe après une première nuit sans sommeil.
Un second départ est donné avec la quinzaine d’équipe qui a pris le premier ferry, à 19h toutes les équipes repartent en courant pour 84km de swimrun ! Le premier poste est technique, on rate le bon wagon et Julien a besoin de se recaller pour trouver le poste, on s’agace, la nuit tombe et on aurait bien voulu faire le premier swim de jour…perdu !
Quelle sensation de se retrouver de nuit, face à l’immensité de l’océan, à « estimer » la distance qui nous éloigne de notre île de destination ! Ou doit-on sortir ? Ou peut-on sortir ? Peut-on sortir ?
Ce premier swim est laborieux, heureusement que l’eau est bonne, heureusement que l’on flotte bien (merci Utter Gear). A la sortie de l’eau, Fred est en stress….le froid, la nuit….on la prend dans nos bras, les 4 ne font plus qu’un. Vite, lui transmettre notre chaleur, notre énergie, notre confiance.
Julien lui donne la main, elle accepte le second swim….on prend petit à petit la dimension de l’Epreuve.
Après une galère d’orientation dans les sapins cassés, je commence à avoir des hallucinations, je bug avant une traversée. Julien décide d’une pause dans une cabane des pécheurs ou une équipe espagnole s’est déjà réfugiée. On enfile les goretex par-dessus les néoprènes, Fred et moi avons droit à un bivi. Petit sommeil douloureux. On grelotte. On aurait bien fait un feu mais cela nous avait été interdit par l’orga en raison des trop nombreux incendies de l’été.
Comme d’habitude, avec les premières lueurs du jour, l’énergie revient.
On prend aussi conscience de où on est : au milieu de rien, dans l’océan, avec des îles à rallier !
Le drone nous attend sur le swim suivant, l’équipe média est là, on est dans la course au matin de ce troisième jour.
Plus tard une équipe Suédoise nous double, on s’accroche, on va courir presque 2 heures avec eux, le temps de prendre 2 postes sur une côte granitique fantastique, on saute sur les rochers, on escalade, on relance sans cesse.
Je prends un bout d’orientation pour constater comme les 2 Julien avant moi que le nord n’est jamais au même endroit entre 2 checks. Plus loin, sans doute perturbé par la couleuvre qui nage vers moi dans ma mise à l’eau je réussi même la performance d’amener l’équipe sur une mauvaise île, on a beau chercher la balise, elle n’y est pas….et là on voit une autre équipe nager vers l’île voisine.
A la tombée du jour, on arrive à l’AT dans un camp viking, on se sèche, on mange bien et on s’accorde 1h30 de sommeil sur les peaux de bêtes près du feu.
On repart vers minuit, Ju trouve le premier poste super facilement puis on se calle sur un sentier technique que l’on suit des cairns en cairns et de marques blanches en marques blanches, on enchaine les postes, peut être trop en confiance on galère sur le dernier toujours plus loin : qu’est ce que l’estimation des distances est parfois compliquée alors que des éléments sur le terrain semblent coïncider !
En fin de section je m’accorde un petit somme à la laisse derrière Julien.
A l’AT on retrouve Dominique et Gérard, nos deux bénévoles français qui sont venus offrir leurs services à l’orga suédoise. C’est toujours un tel plaisir de les croiser, leur sourire, leur chaleur ! on se prépare pour le kayak a suivre en se disant qu’on va s’offrir un break avant le départ…mais la liaison est interminable et surtout pas d’abri au départ, il va falloir enchaîner.
Il y a du vent dans ce petit matin, Paca qui a embarqué avant nous fait demi-tour ! Que se passe-t-il ?
Je ne me sens vraiment pas gaillard ! En fait paca a perdu une pale de sa pagaie…on repart avec eux, les mexicains juste derrière.
Je voulais prendre l’orientation mais Ju a besoin de se concentrer sur une carte pour ne pas s’endormir. Choix payant, il nous oriente magnifiquement à travers les îles ou d’îles en îles. Cette section est magique, magnifique, intense, immense, démesurée, fabuleuse….l’engagement semble total, loin de tout et tellement beau. Nous y passons la journée.
Arrivés à l’AT alors qu’il fait encore jour, nous prenons notre temps, pas vraiment motivés à l’idée de réembarquer de nuit pour la section packraft. Nous faisons le choix de marcher jusqu’au premier embarquement et d’y passer un bout de nuit. Il fait froid ce soir là, en marchant Fred tournicotte autour de Ju, check la carte, veut repérer les maisons….et part en courant frapper à une porte !
Help us ! Help us ! Elle explique à la mamie scandinave au milieu d’une île d’Aland, dans notre anglais d’élève de 4è que ce serait cool qu’elle nous accueille. Avec Julien, en retrait on assiste très très sceptiques à la scène….jusqu’à ce que la porte s’ouvre.
On va dormir presque 5 heures dans un lit, sous une couette, dans une maison chauffée….re-grand luxe !
On démarre une nouvelle section-journée….beaucoup de rame, un peu de marche. Parfois on dégonfle les bateaux, parfois on les porte sur la tête.
Cette fin de traversée de la Baltique est toujours aussi grandiose. Le matin l’océan est totalement lisse, les iîles se reflètent, il nous semble avoir un continent face à nous mais nous contournons des îles les unes après les autres, l’océan s’ouvre sans cesse face a nous. Le vent se lève, parfois il nous pousse, parfois il nous fait dériver. Sur la fin de journée nous avançons dans une bonne petite houle qui nous amuse bien avec Julien mais pas trop Fred et Ju.
Nous profitons de la dernière partie trek, avec la fin de la section nous sentons aussi la fin du raid, un sentiment de plaisir et d’accomplissement nous envahi.
Nous entamons la dernière navigation au jour tombant, petit vent de dos, un océan redevenu lisse. Coucher de soleil à l’horizon, entre 2 îles. Magique, nous profitons.
Avant dernier AT, nous sommes en Finlande. Nous pensions nous poser mais nous sommes euphoriques. Chacun est à ses affaires, la transition est sereine, chacun prend soin des autres, je remets les transmissions en état, on vérifie les dernières batteries.
On remonte sur nos VTT, les douleurs liées à la première section de 230km ont quasiment disparu après 3 jours de bain de siège dans les néoprènes.
On roule vite, on roule bien, je confirme les choix de Julien.
Dernière contrariété : Après 15km on se trouve face à une rivière, impossible de contourner, je me mets à l’eau…froide, jusqu’au ventre !
Fred est blême, vraiment aucune envie d’avoir à nouveau froid. On se fait passer les VTT puis on lui tresse un pont avec les roseaux, en la soutenant elle passe sans se mouiller les genoux. Pour le fun et la photo on se remet même à l’eau avec le sourire !
On s’accorde une petite pause de 15’ dans une grange, habillage rapide, on emboite Fred avec Ju, on sombre et …on repart ! On imagine les copains derrières les ordis qui risquent de rater notre arrivée, on avance vite. Une micropause de 5’ pour Ju et nous sommes dans les faubourgs de Turku.
Dernier AT, on pose les sacs : seuls matos obligatoire GPS et téléphone ! Que c’est bon de courir light. On veut en finir vite, alors on trottine puis on court carrément quand on voit Paca. Julien nous sort encore une orientation de feu sur une carte du 17è siècle.
On y est, je suis fier (full course !!!), heureux et en même temps le sentiment que cette équipe à « juste » fait ce qu’elle avait à faire. Vivre ensemble une aventure humaine, avec lucidité, forts collectivement pour triompher du défi de cette immensité sauvage dans laquelle nous avons progressé.
Par delà l’organisation sans faille de Staphan, la magie des rencontres et des échanges avec les autres français dans la course, l’hotel, les ferrys, les mojitos….Toute cette aventure n’a de valeur que grâce à Frederique Stoezel, infatigable, toujours en marche avant que seul le froid peut atteindre, Julien Rannou, capitaine de route qui s’est découvert marin au long court et enfin Julien Kervédaou orienteur précis, serein, fort !
Merci a nos autres partenaires de jeu chez Team GC et les Princes Noirs, qui nous ont aidé dans la préparation, qui nous ont encouragé et suivi.
Merci à Lucien Georgelin Yann Lefruitdelexploit pour l’alimentation de course, j’ai particulièrement apprécié les nouveaux gels citron-citron vert (un avant gout de mojito pendant les moments difficiles de la course !)
Merci a Utter Gear pour les combinaison de swimrun, des néoprènes top de gamme !
Merci a tous ceux qui ont participé à notre cagnotte.

Trail du Vignemale

Le voici ce compte rendu sur le grand Trail du Vignemale, qui clôture ma saison sport, non sans mal. Il m aura fallu 10 semaines de prepa trail et quelques entraînements vtt ( 3600 km) pour espérer venir à bout de ce pic . Bon à moitié satisfait, je fais une bonne ascension 4h27 avec 30 min de marge sur les barrières horaires. Et là, de grosses céphalées m envahissent le crâne, à 3298 m , je me dis c’est rien c’est l’altitude, j’attends un peu, je mange et ça va s estomper en redescendant.
Que dalle ! J’ai fait les 23 km du retour avec des coups de massue à chaque foulée. A mi parcours je me suis demandé s’il ne fallait pas que je m arrête pour laisser dissiper la douleur. Bref un calvaire au mental. Arrivé en 8h30 sec de chez sec . J’ai très mal géré l hydratation, pas habitué à la haute montagne, enchaînement de grosses épreuves.
J’ai perdu 2 kg . Je suis quand même super content de l avoir gravi ce pic .
Maintenant c’est coupure pendant 15 jours, ça tombe bien c’est les vacances !!
Seb

Raid des Naka Naka

Raid des Naka Naka

Une équipe montée au dernier moment, et hop nous voici samedi matin sur la ligne de départ du raid des nakas. Les forces en présence pour les jaunes et noirs : Seb le runner fou, Stef la sagesse (le v…) de l’équipe ou l’expérimenté (dirons les gens polis) (moi je dis plutôt Stef et les grosses cuisses en VTT….) et Julien le passe partout du jour qui doit tenir la boussole dans le bon cap…

Ca démarre par une CO solo de 3 km pour étirer le peloton, départ à toute berzingue sans échauffement of course à 16km/h, très vite je me rends compte que les multiples séances de VMA jamais réalisées l’hiver vont me manquer. J’arrive quand même à donner le doigt à mes deux compères du jour pour le départ du canoë de 8 kms.
Ils ont trois balises à pointer avec une option. Tant mieux je récupère de ce départ brutal!!!
Retour des 2 loustics dans le paquet de tête (à 6 min des premiers)
On part pour une VTT O puzzle de 30 bornes, hors de question de refaire le puzzle à l’arrêt, on part avec Stef et on avisera en roulant. Facile à comprendre leur carte donc on essaie de sortir les cuisses. Derrière ça revient et on se retrouve à 4 équipes en chasse du trio de tête. J’essaie de rester dans les roues de Stef en orientant, impossible de lâcher le peloton à la pédale. Petit mot à Stef sur une intersection où les rouleurs de devant font une petite faille pour lui dire qu’on avisera sur la section suivante pour faire le trou…Le peloton de 4 équipes arrivent avec 6min de retard au départ de la grosse CO aquatique.
Seb est prêt, je récupère la carte, rapide coup d’oeil pour voir qu’il faut faire une grande boucle, revenir au départ pour rallier l’arrivée de l’autre côté de Mios. Tout le monde part vers le Nord, banco on décide de partir au sud : premier poste: j’avais pas pied sur la traversée du ruisseau alors Seb encore moins…La CO se passe très bien, on enchaîne les postes les uns après les autres sans erreur. Un petit coup de laisse de Seb pour maintenir notre vitesse de croisière. Tout roule, il reste 3 postes à prendre on n’a vu personne depuis un moment. La Leyre est en crue, les marécages ressemblent à des lacs, bref on se mouille un paquet de fois. Dernier poste: on se jette dans la Leyre et on traverse en nageant: y’a du jus mais ça passe en se rattrapant aux branches d’en face. On revient à l’arrivée avec tous les postes dans un super temps: transition express , je repars avec Stef sur la VTT’O de 20 kms. On roule bien, l’orientation est nickel, il y a plein de choix à faire, on décide de tout prendre pour assurer. Je manque de me noyer en traversant un ruisseau, le VTT sur le casque et moi sous l’eau: Stef sourit (je dois avoir une sale tronche mais on repart de plus belle) On termine la section en 2h (merci Stef pour le coup de laisse sur la route) on doit être 6 ou 7 à ce moment mais on sait qu’on a tout pris donc tout roule. Stef et Seb partent sur le run and bike : mouillage aussi pour eux: traversée de rivière. J’ai à peine le temps de garer la voiture à Gujan qu’ils arrivent. On enchaîne avec la CO 1+1+1 : je me colle la section difficile puis Seb la moyenne et Stef la facile, on remplit le contrat en ramenant les 9 postes. Nous repartons avec Stef sur le VTT qui nous ramène à Sanguinet : celui là il a fait mal aux cuisses: pas de pb dans l’orientation mais les chemins sont trempés, ça roule mal mais on avance. Seb nous attend pour la dernière section du raid : une CO photo où l’erreur est préjudiciable: si on se plante on doit repartir corriger notre erreur. On assure le coup je donne le tempo à la vitesse stratosphérique de 10 km/h (et ça c’est dans les descentes!!!) Je suis cramé mais il faut assurer le coup, pas d’erreur pour nous. On pointe donc le boîtier arrivée après presque 10 heures d’efforts.
Rapide douche et on revient au repas. Nous terminons 4ème au scratch et 2ème équipe homme: les équipes mixtes d’Absolu raid et Agde ont survolé la course devant et se placent 1er et 2ème scratch.
Retour à la maison très content pour nos trois princes avec le sentiment d’avoir fait notre maximum avec la forme du moment!!!
Qu’on se le dise le Stef fait pas son âge….Merci mec ça faisait un moment qu’on avait pas couru ensemble et c’était bien sympa
Qu’on se le dise le Seb est bien le meilleur coureur des princes et en plus il tracte comme une machine!!!!
Merci aux nakas de nous avoir acceptés avec notre inscription tardive, c’est toujours cool de faire un raid pas trop loin de la maison avec une orga rodée . A bientôt: la saison ne fait que commencer!!!!

Raid Flying Aventhure

Raid Flying Aventhure

Belle journée de raid partagée avec mon pote Steph sur Augé petite commune charmante au-dessus de Niort pour ce samedi 7 Avril …
Au programme du VTT de la CO et de la course en pleine nature …beaux paysages malgré un temps gris…une organisation de déglingos !!! un speaker qui avait du étrenner les futs de bières la veille ,un départ lancé sur le stade pour tous les fous furieux amoureux de sports nature, pour profiter de ces paysages boisés, encaissés, glissant, inondés, verdoyant, sauvages, qui si je ne m’étais pas foulé la cheville au bout de 200 mètres auraient été pour moi un réel bonheur ….
L’occasion était belle d’étrenner mon nouveau bijou de vélo..un beau canyon alu avec de belles et grosse roues de 29 pouce (merci seb pour tes conseils !) voir photo pour le spectacle !un bonheur de facilité une aisance des grands jours avec la franche envie de suivre un steph de compet, facile et déconcertant de puissance sur les montées de folies que l’orga nous avait concoctés.
30 km de VTT au total entrecoupé de point de CO ..une paille… des noms barbares comme CO bagnard CO shaker et CO. Azimuté.. oui azimuté c’est bizarre comme truc mais super ludique au final ..avec de bon moments de prises d’options pour avoir le meilleur parcours possible …5heures d’effort et au final une 21ème place …content et ravi de cette aventure à refaire …vite …
David

Trail de Cursan

Trail de Cursan

Le trail de Cursan a été une belle réussite, par son tracé de course précis et varié, dans des coins où aucun locaux n’avait dû passer ultérieurement. : des fossés, des aquacrossing, des cordes et des glissades à gogo.

Pas de surprise côté appuis au sol : nous avons tous terminé de boue en boue les 22,5km. Simon, Stéphane S (qui n‘est pas fiché S !!) et moi même étions plutôt en forme . 2 podiums Princes Noirs applaudis par David venu nous rejoindre en VTT et une famille S presque entière sur le ligne d’arrivée