TOUR DES BASTIDES

TOUR DES BASTIDES

Période des offs avec les copains : le sim’s a une idée alors on fonce..Ce sera une virée sur les 8 bastides de l entre 2 mers : Créon Cadillac Sauveterre Blasimon Monségur Pellegrue St Foy Libourne Créon. Au total 209 km en VTT sur route et chemins avec presque 3000 d+. Une super journée avec les Princes noirs. Départ 4h fin 19h . On est pile poil à l heure pour la 🍺 qui coule à flot. Merci à Stef pour l accueil le soir pour les 🍕 et à Ellen pour le ravito à Monségur.

Spéciale dédidace à Cris qui a fait la sortie avec son 26 pouces frein V-Brake….Respect!!!!

Trail blanc du Sancy Mont Dore 2020

Trail blanc du Sancy Mont Dore 2020

Un petit groupe de princes avait rdv au Mont Dore pour le trail blanc du Sancy. Malheureusement la neige n’était pas au rdv mais le parcours valait largement le détour. Un temps exceptionnel du froid bien sec, un sol gelé et un soleil magnifique pour nous accompagner sur cette première sortie longue de début d’année, bref du bonheur en barre!

Le programme : tout le monde part ensemble et au 9ème kilo on choisit soit 32 km soit 22km.

Arrivés la veille au soir, nous avons profité des gîtes de notre copine Isa pour passer la soirée à discuter entre princes.

Côté résultats : Seb Simon et Christophe on fait le 32 km et 1500 de D+. Grosse perf de Simon qui termine 15ème au scratch en 3h10. Christophe pour une première chez nous termine en 3h45 et Seb en 4h42 .

Sur le 22 km la prez a sorti les cuisses pour terminer 1ère M3 et 14ème filles en 2h37. Stefano arrive juste derrière en 2h41, Fabienne et Julien en 3h00.

Nous étions aussi avec Amandine qui inaugurait son kamel back et découvrait cette distance et qui termine avec un large sourire en 3h22 et Cyril, un habitué des virées avec les princes noirs juste derrière en 3h25.

Un super we passé en bonne compagnie en attendant la suite de la saison qui risque d’être riche côté course avec un planning qui se charge petit à petit et surtout côté orga avec notre raid du prince noir en juin et la nuit du prince noir en octobre.

Un grand merci à XTTR pour cette orga magnifique: un parcours somptueux, un repas d’après course top, des bénévoles parfaits. On reviendra c’est sûr pour d’autres aventures….

N’oubliez pas la saison ne fait que commencer et le jaune et noir n’a pas fini de vous surprendre….

PSNO 2019

PSNO 2019

Cette année les Princes Noirs étaient présents en force et en nombre sur le PSNO. Voici le récit de course de l’une de nos équipes.

Le raid du PSNO est un raid “épais” à tous les sens du terme: debout à 5 du mat pour un trajet sous la pluie après deux semaines d’intempéries en continu, tu penses déjà à toute la glaise que tu vas te coller sous les semelles et dans la transmission de ton VTT; il fait 4 ou 5°C, les prévisions n’annoncent aucune amélioration sauf du vent qui va se lever; le PSNO aventure c’est 11 sections pour 100 km à minima! Chouette on va passer une super journée…
Cette année le raid PSNO est une manche du championnat de France de raid, un beau plateau en perspective avec des raideurs et raideuses venus de tout la France.

Arrivé sur le parking tu vas chercher ton dossard et tu fais ton sac et là tu te dis qu’avec un chargement pareil tu pourrais aussi bien partir pour une adventure race de 5 jours! Viens ensuite l’étape de l’habillage et c’est là que tu sais que tu vas te geler toute la journée.Bon l’heure du départ traine un peu, problème de doigts électroniques pour l’orga, on boit des cafés dans la salle des fêtes, mais tout le monde a des fourmis dans les jambes.Les Princes Noirs sont bien représentés sur cette épreuve puisque nous sommes pas moins de 6 répartis dans plusieurs équipes sous l’arche de départ. 
Le départ est enfin donné sous la grisaille et on démarre par un petit tour sur les hauteurs de St-Romain-le-Noble avant de revenir au parc VTT où on récupère notre première carte de la journée pour un suivi d’itinéraire sans difficultés hormis les raidars plein de boue qu’on ne peut franchir qu’à pied…frustration!La fin de cette section arrive vite et nous repartons tout de suite sur une CO score sans grande difficulté que nous bouclons rapidement malgré une petite erreur bête entre 2 postes.

Retour sur les VTT pour un deuxième suivi d’itinéraire qui a failli nous faire franchir à gué un ruisseau en crue, mais notre persévérance a payé pour rester au sec…enfin presque vu la pluie qui nous rince. On termine dans le village de Puymirol où nous enchainons sur une CO photo sous la pluie avec des feutres qui ne veulent plus écrire, ça se transforme en CO photo mémo!

Bon à partir de là le raid bascule, on part sous la pluie sur un VTT azimut de la mort. L’orga nous donne un tableau azimut-distance et une enveloppe avec la carte du coin, si on l’ouvre on prend 2 heures de pénalité. Autant dire qu’on a clairement pas envie de l’ouvrir cette enveloppe et cela va nous amener bien loin! Dès les premières cases on a des doutes sur le tracé, mais on continue dans ce qui nous semble le plus logique et à chaque fois on fini par se raccrocher au tableau. On croise des concurrents qui abandonnent cette épreuve, ça nous booste pour continuer, ya pas moyen qu’on prenne 2 heures! Arrivé sur un plateau Clem a crevé mais on a tellement froid aux mains qu’on ne peut même pas saisir le capuchon de valve pour le dévisser. On tremble de froid et on enrage, on ne va quand même pas abandonner un raid sur une crevaison! En contrebas on voit une ferme, on y descend et Jeannine nous ouvre son garage pour nous mettre au chaud et là miracle elle a un compresseur et en plus elle nous fait des cafés. On démonte, on répare et c’est reparti, mille merci Jeannine.
Bon à ce moment-là on ne sait plus trop où on en est sur le VTT azimut mais on connait le village d’arrivée alors on y va avec les moyens du bord sans ouvrir la fameuse enveloppe. On arrive au parc VTT, en grande partie vide vu le temps qu’on a perdu dans cette galère et sur la section, pour une CO score de 1 heure avec 14 balises, infaisable avec notre état de fatigue, il va falloir en laisser.

On choisi un secteur de la carte qu’on ratisse mais on oublie une balise alors on tente d’attaquer l’autre côté mais ça ne sera pas vraiment un bon calcul. Ca fait quand même du bien de courir pour se réchauffer après avoir autant pris froid sur le vélo.La carte suivante est un VTT puzzle qui nous semblera interminable dans des bords de champ plein de boue. On fini par arriver de nuit dans un secteur de forêt où on enchaine sur une CO répartition: un en VTT et un à pied, il faut qu’on ramène le même nombre de balises. On choisi là aussi d’en laisser car les pénalités sont plus faibles que sur les sections suivantes et le terrain est une orgie de boue.La 10eme section est une VTT’O pour laquelle là aussi il va falloir faire des choix, la barrière horaire de fin de raid avec pénalité de 5 minutes par minute de dépassement approche dangereusement, et elle peut nous couter très cher. On décide donc de ne pas prendre les balises les plus éloignées et donc les plus pénalisantes mais faut qu’on avance. On s’en sort plutôt bien, dommage qu’on n’ai pas eu plus de temps pour la faire en entier.On arrive sur un ravito pour une CO relais qu’on plie en vitesse et on part sur la dernière section de trail’O qui nous ramène au point de départ.

Malheureusement et malgré n’avoir rien lâché sur cette section, nous terminons en retard.A peine arrivé pour retrouver les copains nous apprenons que tout le monde veut faire réclamation pour annuler la section de VTT azimut que personne n’a réussi à terminer à part nous! Alors là on est peu énervés car c’est la double peine, on perd notre bonus et tout le temps qu’on a passé sur cette section on n’a pas pu l’employer sur les suivantes pour lesquelles on prend des pénalités pour les balises abandonnées, et cerise sur le gâteau on arrive en retard! On fait le pied de grue devant la GEC, mais rien n’y fait la section sera annulée et on nous renflouera gentiment d’une heure. on se sent un peu lésés sur le moment mais en fait on s’en fout, on a passé une super journée en équipe, on a rien lâché et surtout on s’est fait plaisir!

Hivernale Templiers 2019

Pour clore 2019, je me suis inscrit à l’Astragale de l’Hivernale des Templiers: au menu 65 km et 2200 mD+ sur le plateau du Larzac. Départ de nuit de la Couvertoirade au pied de l’enceinte de la citadelle, ambiance adéquate pour un Prince Noir! La pluie nous laisse un peu de répit après avoir bien arrosé le parcours toute la semaine.Départ pas terrible où je me fais prendre dans le paquet; en même temps 3 minutes avant le départ, au lieu de m’occuper de me placer dans le sas de départ, j’étais encore en train de discuter avec la légende locale, Francis et ses 60 ans passés qui s’élance sur cette course avec le sourire et sa bonne humeur! J’ai donc pas mal cravaché ensuite pour remonter le peloton dans des singles empierrés, j’en profite à ce moment-là tant que j’ai encore du pied. Premier ravito à Canals, je ne m’arrête pas et je suis dans les temps.

Le lever de soleil sur le plateau, enfin la sortie du soleil de derrière les nuages, est majestueux avec en prime la mer de nuage dans la vallée et les contreforts du Larzac qui émergent, on se croirait sur un vaisseau dans la brume. Je continue ma remontée, je suis rapidement seul. J’en profite après ce départ chaotique car peu de groupes se sont formés, beaucoup de coureurs éclatés sur tout le parcours. La première descente arrive, elle est très glissante sur des dalles et des rochers, je lève le pied et je reste prudent, je fais bien car j’assiste à quelques chutes.

Deuxième ravito à Fondamente après 25 km, en bas au pied du plateau et là je m’arrête 2 minutes pour faire le point: tout va bien, je suis pile dans mes estimations, mais je n’ai aucune idée de ma position dans la course. Je repars avec un groupe qui était là avant moi et la première côte sérieuse arrive tout de suite, 300 m de D+ en 2 tronçons. Je me sens plutôt bien alors je laisse libre court à une grosse envie de tester ma forme sur cette première grimpette. J’attaque dur sans transition, personne ne suit, alors je relance histoire d’enfoncer le clou. J’arrive rapidement en haut et là ça se complique, le parcours passe en léger contrebas du plateau dans les buis, c’est pas du tout courable dans le dévers et limite niveau sécu à des moments. Heureusement qu’il n’y avait pas de brouillard en haut, ça aurait pu faire du dégât… La vue est magnifique, on longe le bord occidental du plateau pendant quelques km, puis vient la deuxième grosse descente sur St Paul des Fonts et tout de suite la deuxième grosse côte. Là aussi petit regroupement au pied de la côte et j’use de la même recette: je lâche les chevaux, les jambes répondent et tant que ça marche je relance! Retour sur le plateau pour quelques km jusqu’au troisième ravito au Viala-du-Pas-de-Jaux, après une quarantaine de km. Bilan d’étape: tout se passe pour le mieux, je suis en avance sur mon programme et on m’annonce que je ne suis pas loin des 20 premiers au classement. Grosse surprise et du coup ça gonfle le moral à bloc!
Je quitte le ravito après 2-3 minutes, en compagnie d’un Toulousain, Jean-Noël, et on se dit qu’on terminerait bien ensemble. Pour moi l’objectif reste quand même de retrouver mon pote Nico, paysan du Larzac, qui s’est inscrit sur le 24 et on a parié qu’on pouvait se retrouver au même moment au croisement des courses; alors faut pas que je traîne! On repart sur un bon rythme jusqu’à la descente de Lapanouse, très technique après quasi 50 bornes dans les pattes! On nous fait passer par des points hauts avec vue panoramique, grandiose… quatrième ravito à Lapanouse où on retrouve beaucoup de coureurs du 35 et là les chemins deviennent plus encombrés!A partir de là la course commence vraiment car il reste 15 km pour plus de 800 m de D+. Même joueur rejoue encore: sortie de ravito, grosse côte, grosse attaque et ça continue à passer, mais juste avant le regroupement avec le 24, premier coup de moins bien: j’ai mal en bas des côtes et je maîtrise mal ma respiration, faut que je ralentisse, du coup Jean-Noël me rattrape et me lâche. Coup de mieux: je retrouve Nico comme on l’avait prévu et ça me relance. On court sur le plateau et il faut sans cesse doubler, il y a maintenant énormément de coureurs sur le parcours, fini la tranquillité! On descend dans le cirque de Tournemire et on en prend plein les yeux avant d’attaquer le dernière difficulté de la journée. Je ne relance pas trop dans cette descente facile, je préfère me refaire la cerise, et après coup je me rend compte que j’ai fait le bon choix.

Le long du Soulzon avant cette dernière côte je sens l’hypoglycémie monter, et oui je viens de réaliser que je n’ai rien mangé au dernier ravito et pas plus depuis! Je marche en mangeant tout ce que je peux et surtout en ne cogitant pas, mon objectif est de faire 7h et ça serait trop dommage de passer à côté pour une erreur aussi bête. Arrivé au pied de la côte je me dis que ça va passer au même rythme que les premières alors j’y vais droit dans les courbes de niveau et je coupe les lacets pour pouvoir doubler. Je remonte quelques coureurs du 65 qui m’avaient déposé dans la dernière descente en me disant que la suivante sera suffisamment courte pour qu’ils ne me reprennent pas. On passe par les falaises de Roquefort, la première partie de la descente est épuisante car il y a trop de monde, il faut choisir entre foncer dans le tas ou doubler prudemment. J’use un peu des deux! Je cavale à travers Roquefort et ses escaliers glissants avec un œil sur le chrono et je désespère de voir la ligne d’arrivée poindre le bout de son nez pendant que les minutes s’égrainent. Une dernière côte boueuse saturée de coureurs, entre temps on a récupéré ceux du 15! Je fonce en m’excusant à tout va, car là je ne fait plus dans le détail et je franchis l’arche dans la salle des fêtes de Roquefort. Je vois mon temps, dommage dépassé de 2 minutes, puis mon classement, 21eme, et je me dis que c’est plutôt réussi: j’ai passé une super journée sans grosses difficultés et je suis arrivé à remplir mon objectif perso. Maintenant, il ne me reste plus qu’à attendre Nico pour qu’on fête cette belle journée autour de quelques bières!

Podiums et photos 2019

La Nuit du Prince Noir 2019 s’est déroulée dans d’excellente conditions. Merci pour tous vos retours positifs et pour vos encouragements. Voici quelques photos de la journée et de la soirée. A très bientôt sur les sentiers et sur les évènements Trails et Raids

Podium femmes
Podium mixtes
Podium hommes
Podiums

Nuit du Prince Noir 2019

Samedi 12 octobre a eu lieu la 8ème édition de la Nuit du Prince Noir au départ du Château de Camarsac.
Vous étiez 196 équipes de deux coureurs à braver nos sentiers dans la nuit. Merci à tous d’avoir participé à cet évènement, merci à tous nos partenaires dont le soutien est indispensable, merci aux mairies qui nous autorisent à traverser leurs routes et merci aux 50 bénévoles qui ont oeuvré depuis plusieurs mois à l’organisation de la NPN 2019.

Raid Landais 2019

Raid Landais 2019

Cela faisait un certain temps que nous projetions de faire équipe Ben, Simon, François, et moi même.

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La date était prise pour le Raid Landais 2019 au départ de Castets et pour arriver à Lit-et-Mixte avec à l’assistance, Jean Claude, le papa de Benoît. 

Nous démarrons en poursuite avec 16 minutes de décalage sur la première équipe pour un Run and Bike orientation de 11km. Nous réalisons l’épreuve en 42 minutes.

Nous partons pour sur le VTT orientation de 35 km entrecoupé par une épreuve de sarbacane en stop temps.

Nous suivons Simon qui se charge d’orienter en imprimant un rythme soutenu tout en faisant les bons choix sur les chemins sablonneux des Landes. 

Nous revenons sur plusieurs équipes, mais en dépassant un concurrent en difficulté sur le sable, François casse sa chaîne incassable.. Un maillon rapide pas si rapidement réparé que ça, nous fait repartir avec près de 10 minutes de pose. Quelques équipes nous dépassent, nous repartons et François n’est pas très serein. Cela lui rappelle un mauvais souvenir pas si lointain.. Et rebelote 3 kilomètres plus tard, de nouveau la chaîne de François. Un maillon de 10 à la place d’un 12 nous fait stopper encore près de 10 minutes.

Le moral est un peu dans les chaussettes, mais la motivation reste au beau fixe. François appréhende chaque coup de pédale mais s’en sort comme un chef.

Nous arrivons au premier ravito, et nous nous mettons dans la longue file d’attente pour lancer nos fléchettes et repenser à nos péripéties encore trop fraîches dans nos têtes.

Mais le Raid est encore long, et l’équipe garde le moral au départ de la seconde partie du VTT. 

Une petite hésitation dans l’itinéraire et une crevaison réparée en quelques minutes nous amènent  à retrouver Jean Claude à la transition pour pour le canoë avec 1H30 de retard sur les premiers. Nous relativisons ceci avec le départ différé, et le long temps de pose à l’épreuve d’adresse non décompté. 

Nous réalisons les 7 km de canoé technique en 55 minutes pour ensuite enfiler les pieds mouillés dans nos rollers pour 7 km. Simon y laissera un coude mais pour sa deuxième expérience en la matière c’est une réussite, et surtout ça aurait pu être pire!! (il n’ y a pas de vidéo désolé..)

Nous troquons nos rollers pour nos baskets et nous nous engageons pour 7 km de costering à marrée montante. Simon en grande forme sort la laisse et fait surfer François à près de 14 km, Ben me donne le rythme de mon côté.

La dernière CO est décisive car nous savons qu’avec des bons choix sur la course au score de 90 minutes, noussavons que tout est encore possible.

Ben prend la carte et ne fera aucune erreur. Pour François et moi c’est un peu dur mais on sent que l’arrivée est proche, on s’accroche !

Le dernier doigt dans le dernier boîtier et c’est l’heure de la douche bien méritée!

Un grand merci à Ben, Simon, François d’avoir partagé le moment. Mention spéciale à Jean Claude qui aura fait mieux que nous à l’épreuve de la sarbacane (l’expérience sans doute!), et un grand merci aussi à toute l’équipe organisatrice du raid Landais qui nous aura encore un fois bien régalé pendant cette belle journée ensoleillée.

Raid Oléron 2019

Une invitation de Benoît et François à découvrir l’Ile d’Oléron en mode raid ça ne se refuse pas !

Formule à trois, en orientation, donnée pour 50 km environ et 5h3O. Jusqu’au briefing nous n’en saurons pas plus… Peu importe nous sommes motivés, à la fois confiants et ravis de cette équipe inédite. L’occasion aussi pour moi de découvrir François, très peu croisé jusque là.

Tatamis et vidéo projecteur pour le briefing des 48 équipes inscrites sur ce format; nous voilà rassurés sur l’orga ! On connaît enfin le déroulé, avec 80 balises à pêcher et un classement au nombre de balises ! Gloups, il va falloir être gourmands !

Le mot d’ordre est donc toutes les balises, une orientation propre, garder le sourire, et se faire plaisir.

Au programme : trail’O, canoë, VTT’O, CO à pied, VTT’O, CO à pied urbaine.

Ah le canoë. On prend notre temps pour choisir, non non pas le vert foncé posé par terre et prêt à partir. Celui d’en haut, d’un beau vert fluo ; il sera parfait pour nous trois! Benoît à la barre, moi au milieu et François devant ! Premiers coups de nos trois doubles pagaies synchro et nous prenons déjà l’eau !

Et c’est petit un canoë pour trois ! Difficile de ne pas assommer son coéquipier ou sa coéquipière de devant. Ou peut-être une façon de lui dire tais-toi et rame ! Synchro de préférence. Un vrai esprit d’équipe; on partage tout, même les coups ! Une jolie balade dans la bonne humeur tout de même que cet A/R sur un canal aux notes de plus en plus salées et qui nous maintiendra dans le peloton. On croisera les premières équipes; avec en tête et en mixte les flying avent’hure.

Les sections s’enchaînent ; le nombre important de balises impose des tracés communs pour les parties VTT, avec des hésitations communes dans le peloton, et la difficulté de faire coller au mieux le terrain à la carte IGN.

On progresse bien. Benoît à la carte, François au doigt, et moi à mon rythme. Maîtrise et gestion pour tous.

De jolies vues : le décor invite au farniente hors saison sur les pages quasi désertiques. On reviendra !!

La différence se fera sur les CO à pieds, plus pointues, sur un terrain plus cassant, ou en fin de raid.  Une belle avant dernière section VTT’O, propre et péchue qui nous permet de rattraper les premières équipes, du moins pour le temps de course ; difficile de savoir ce qu’elles ont dans leur musette ! J’ai encore la pêche à VTT sur ces terrains plutôt roulants alors autant en profiter ! Le vent de face par endroit nous rappelle qu’on est bien sur une île !

C’est donc bien motivés et soudés pour ne pas en démordre qu’on attaquera la dernière CO urbaine.

Bref un petit raid insulaire et un chouette partage à trois ! 

Merci à l’orga bien rodée et mes deux coéquipiers du jour; joyeux et efficaces (Ben pour sa maîtrise des cartes et le lancer final du doigt au sprint! François pour la gestion du doigt qui aura visité tous les boîtiers), je signe de nouveau quand vous voulez !

Contrat rempli et cerise sur le gâteau, on s’offre une première place en mixte et une belle seconde place au scratch, avec 58 km et 5h07 au compteur.

Sophie

Adventure race Croatia : manche de coupe du monde de raid

Adventure race Croatia : manche de coupe du monde de raid

Acte 1 : la course

Ça y est, on est en place ce mardi matin sur l’île de PAG pour ce départ à 9h.

Objectifs : plaisir, dépassement de soi, une aventure à 4 comme on les aime.

Petit rappel des quelques semaines qui sont passées avant cette manche en Croatie : de la prépa matos (ça, on connaît ), du ziplocage de bouffe (ça, on en amène trop comme d’hab!!), de la prépa physique (un petit tour à The Race en Corrèze pour habituer l’équipe à fonctionner ensemble. En mm temps, on tanne le directeur de course pour lui faire comprendre que la Corrèze, ça mériterait mieux que 3 jours avec stop… jdiscajdisrien….)

Bref, tout a roulé avant cette course en Croatie : trop bien peut être… (on laissera de côté une roue carbone à réparer juste avant le départ).Simon est en grande forme et va nous sortir de l’orientation de feu en VTT et à pied, Seb est en chaleur (déjà) mais aura la responsabilité de l’orient en VTT avec le Sim’s. Fred devra veiller sur ses ouailles pour ne pas qu’ils s’emballent comme des gros blaireaux dès qu’ils vont se sentir on fire avec la carte!!! Et moi, je vais jongler entre la carte à pied (juju remplace georgiou), regarder la vitesse de progression de l’équipe, décider de qd et où on dort et surtout leur carotter un peu de sommeil en douce sans qu’ils s’en rendent compte. Nos rôles sont bien répartis dans l’équipe. Simon s’est intégré parfaitement et peut à tout moment nous désintégrer s’il met la plaque en VTT…

Ah oui ! Avant de vous raconter la course, faut juste faire les présentations du contexte local: franchement la Croatie c’est surfait ! Le lieu où on loge : y a mm pas de lumière, ni d’eau : ça craint pour recharger les batteries et remplir les kamel….Si vous voulez savoir où on loge, vous n’avez qu’à regarder les Bronzés qd Lhermitte était encore gaulé comme un BG…

Alors la course : on part en plein cagnard pour 32 bornes de Kayak : temps prévu 6 h on en mettra 5 h (départ rapide), je me cale dans le sillage du bateau absolu : on galère un peu avec Fred pour rester au contact de Simon et Seb . Arrivés à l’AT, on voit les premiers partir : Raid aventure, Naturex… bref, on est au contact et on a fait un bon kayak. Transition rapide mais pas trop non plus et on repart en trek.

40 bornes qu’il fait ce trek, va falloir être précis dans l’orient et trouver la via, le rappel et quelques balises parsemées sur les sommets environnants : on démarre avec 1000 + direct. Tout de suite j’ai chaud, trop, je file mon sac à Fred le temps d’enlever mon haut et rester en dossard. On arrive à la balise 3 : on recharge en eau. Je vois mon Seb qui sort d’un four thermostat 190°. Put…il a un coup de chaud et je l’ai pas vu. Vite bidon + adiaril, tu bois, tu bois et on ralentit le tempo pour éviter le feu d’artifice. La nuit va tomber après le rappel de 50 m cela devrait aller. Je surveille Seb pendant que Simon oriente. Il vomit de temps en temps, n’arrive pas à s’alimenter ni boire. On arrive sur la balise 7 : un sommet engagé où on peut mettre les baudars et longes pour la sécu. On passe sans rien pendant que les Suédois devant s’équipent .Seb va mal, les descentes le fracassent, on tourne au ralenti mais on progresse et c’est juste ce qui compte. Je décide d’un stop dodo de 15 min car Seb en a besoin. On repart et il se vide encore une fois. On arrive sur la piste (bon choix d’orient), on déroule pendant 3 bornes pour attaquer la dernière remontée et la longue descente jusqu’à l’AT. Je prends le sac de Seb et le met à la laisse pour qu’il puisse somnoler tranquille en marchant. On arrive à l’AT : on décide de faire dormir notre équipier qui en chie depuis bientôt 10h . Fred va dormir aussi, on mange avec Simon et après avoir monté le VTT de Seb, on se cale 45 min par terre pour tenter de fermer les yeux. Au réveil, Seb mange (ouf!!!), il a l’air un peu mieux.

On repart pour 62 kil de VTT : une boulette qui nous coûte 30 min d’entrée puis c’est roulant pendant 20 bornes, on retrouve les copains de DNS 74, ça fait du bien de rouler entre frenchies. On attaque la zone de mines avec un col à monter en plein zef. C’est long, il fait chaud. Seb replonge, il est mal, il revomit. Simon le tractera les 9 derniers kil. (Il en faisait presque 20 ce col) une boucherie !!!. Arrivés en haut, faut descendre, on n’avance pas vite : stop dodo 5 min en plein cagnard (le meilleur des dodos pour moi). Seb est livide, c’est un calvaire pour lui ce début de raid : ça fait maintenant presque 20h qu’il ne s’alimente pas, rien ne reste. Il faut se rendre à l’évidence quelques kms avant l’AT, on ne va pas pouvoir continuer tous les 4. On arrive et la décision est prise : c’est mieux pour lui, c’est dommage pour l’équipe mais l’important, c’est la santé de notre pote.

Acte 2 : re-départ

Coup de fil à Fab : la larme à l’œil, je lui explique la situation. Elle doit prévenir les autres. Put…les boules mais c’est le sport…

On repart avec Laure une fille qui a abandonné avec l’équipe italienne. On est surmotivé avec Simon et Fred pour faire la totalité du parcours: on a la chance d’être ici donc à nous d’en profiter et le parcours est pour l’instant somptueux.

Le trek de 25 kil est annoncé technique encore (comme tous les treks sur cette course). On perd presque 3 heures sur un poste à chercher un chemin qui n’existe pas. Notre nouvelle coéquipière est sympa mais notre vitesse de progression n’est pas rapide. Je l’aide tant que je peux à la laisse. Elle n’a pas dormi avec les italiens donc on stoppe 15 min pour qu’elle se refasse la cerise au bord de la route. On met presque 10 h pour faire ce trek. On en est certain maintenant, ça va être impossible de passer les barrages horaires à cette vitesse là. On décide de dormir 2 H avant le kayak. 

Kayak : 20 bornes au milieu des chiens perdus qui nagent à côté de nous pour monter dans le bateau. Une arrivée qui bastonne un peu dans la presque île et on se pose à l’AT. On repart sur 15 bornes de trek: on donne la carte à Fred (c’est le moment autant en profiter pour elle). Elle est heureuse comme tout, Simon surveille et confirme ses choix et moi, je tracte Laure pour avancer le plus vite possible derrière mes coéquipiers qui fourmillent des guiboles. Orientation parfaite et on arrive au parc VTT pour le long VTT de 73 km. Il est 12h en ce jeudi après midi et on s’engage sur ce vtt. On sait qu’on va passer le barrage horaire en milieu de VTT mais on va prendre short course qd mm pour rejoindre Knin et son château fortifié afin  de ménager notre équipière franco -italienne. On pense bâcher la course à Knin car notre vitesse est beaucoup trop lente maintenant et on souhaite retrouver Seb qui se la coule douce à Gualasouinda. 

Co dans le château de 4 km avec Absolu qui est remonté à la 5eme  place puis après notre abandon officiel, on décide d’aller manger une mastoc pizza dans un resto avec quelques binouzes en guise de somnifère….

On dormira dans l’AT . Je vais me réveiller deux fois dans la nuit pour sentir l’ambiance de cet AT avec les bénévoles, voir aussi les copains qui sont encore en course, je suis un peu comme dans un autre monde : nostalgique de notre équipe de départ, ça me travaille aux tripes cet abandon, mais ainsi va la vie. 

Acte 3 : retour gastronomique

Le matin à l’AT, l’orga a un pb pour nous ramener au club Med de Pakostane lieu de l’arrivée. Ni une, ni 2,  on leur explique qu’on rentre en VTT, qu’on se débrouille. Laure rentre elle en voiture. Sans caisse de bouffe mais avec la CB de Seb on va bien arriver à s’alimenter sur les chemins. On trace un parcours d’une centaine de KM pour rentrer en faisant un puzzle avec les cartes du raid. On se retrouve tous les 3, les jambes en feu, on va pour voir se mettre des péter dans toutes les côtes. Après 1h et sans petit dej on croise une vigne qui nous appelle : branlée de raisins: le jus nous coule le long des joues, on est crado mais sucré!!!on rigole tellement que ça fait du bien ce moment à 3: sans gps, sans tracking, sans pression. On est au milieu de la Croatie et on se fait un VTT off road qui sent bon la sortie de débilos…. On a le bide rempli, on repart à mac 12 et dans un petit village, dérapage contrôlé devant une superette. Ce coup -ci on défonce la carte bleue de Seb avec des croissants chocos et spécialités croates + eau fraîche et sodas (on n’avait déjà plus d’eau dans nos bidons…). On roule à bloc sur des chemins en ligne droite, on saute de cailloux en cailloux, c’est le bonheur cette journée. Arrêt à Skradin pour se faire un petit resto et remplir les bidons. Coup de fil à Seb: “prépare les binouzes , atterrissage vers 16h à la plage”. Pas de dessert pour Fred et moi, Simon s’enquille un gâteau à la noisette. Après 10 km re-déboitage d’une vigne: plus un raisin dans le rang après notre départ on est repu. On rattrape Naturex qui est au milieu du vtt de 55kms on discute un peu : la miss Audrey a l’air en forme mais leur vitesse est au ralenti (le manque de sommeil sûrement). 

Pour nous on a le raisin qui descend directement dans les guiboles comme dirait Fred alors on bourrine dans la descente, on se met le compte dans les montées et on roule sur la plaque sur le plat. C’est trop cool cette virée. On hésite à un moment avec Simon de faire le mariage, croisé dans un village au milieu de nulle part: les hommes sont à la bière complètement pétés en milieu d’aprem et les filles sont dans des robes moulantes où l’on voit distinctement que les dessous ne font pas partie du matos obligatoire (un moment complètement hallucinant au milieu de la pampa croate…) On arrive enfin à Pakostane pour retrouver Seb: il est là, mieux que quand on l’a laissé il y a 48h. C’est cool. On s’occupe des affaires et on file à la plage.

Le soir c’est bière en regardant les équipes arriver, franchir cette put…de magnifique arche.  On finit le séjour en débriefant entre nous, notre équipe, cette bande de copains qui n’avait pas encore été confronté à cela : l’abandon…

C’est dur mais on a la chance d’être avant tout des potes. On reviendra c’est sûr !! Car l’envie est trop grande, notre équipe est jeune  et on aura appris beaucoup sur cette manche.

Soirée de clôture avec les autres équipes frenchies, on discute du calendrier…l’envie est là intacte, la boule dans le ventre va s’estomper on le sait…Il faut maintenant regarder vers 2020…

Un grand merci à nos familles respectives (qui acceptent les heures d’entraînements, les absences, « les vacances sportives », les apéro mojito sans alcool, les sacrifices financiers, bref qui nous soutiennent à donf), merci aussi aux copains restés scotchés derrière leur écran, merci à nos partenaires (Garage Fernandez, Dalle express, Sylvie Dabon expertise, Sport Aventure) qui nous aident et partagent notre envie d’aventure. Et enfin merci à toi Fab de pouvoir me laisser partir une fois par an avec les copains vivre une aventure hors norme pendant que tu réalises toi aussi le raid non stop « gestion de la tribu »….

 

Trail des 3 pics

Trail des 3 pics

En ce milieu d’été, Fab et Julien sont allés faire le trail des 3 pics à Arbas: au menu 58 km et 3800 m de D+.
Une belle balade dans les contreforts ariégeois pour nos deux princes. Une journée magnifique en montagne avec un départ à 5h30 du matin sous une chaleur énorme.
Les montées s’enchaînent bien pour atteindre le sommet principal : le pic de la calabasse au 28ème km. S’en suit une longue descente vers Saint Lary et une remontée sur le pic de Cornudère. Après 13h15 d’efforts les voilà revenus à Arbas pour la bière d’arrivée. Super moments partagés à deux .